À la découverte du Kerala

Le Kerala est l’Etat qui a la densité de population la plus élevée au km² (données du Routard : 859 hab./km² contre 394 hab./km² au niveau national). Donc si vous voulez faire comme nous et improviser vos déplacements à la dernière minute, il vous faudra apprécier de renifler les aisselles de vos compagnons de route, de rester debout plusieurs heures ou encore de garder vos sacs sur les genoux 🙂

Globalement nos transports pour aller à Kochi ou Munnar ont été mémorables. Il faut s’armer de patience et oser jouer du coude pour gagner sa place dans le bus! Confrontés à des attitudes belliqueuses, on vous conseille vivement d’anticiper vos trajets pour découvrir ce pays des cocotiers, sens du terme Kerala en malayalam, langue locale.

Arrivés à Fort Kochi, nous dégotons une belle adresse pour se reposer et découvrir la ville : le Seaway’s Inn. Deux restaurants sublimes à proximité où tu sens enfin les aliments avalés : le « Lucky Star » à ne pas louper pour son Shawarma et le « Tibétain » pour ses Momo, situé à proximité de la guesthouse et du théâtre!

Nous resterons 5 nuits à Kochi. Anciennement Cochin, Fort Kochi et le quartier Mattancherry sont les partis les plus agréables et intéressantes à visiter. Ce qui fait le charme, c’est le mélange des cultures avec une cohabitation entre hindous, chrétiens, juifs et musulmans…

Notre guesthouse étant située à deux pas de la cathédrale Santa Cruz, nous profitons des festivités de Noël. La ferveur des fidèles se ressent largement. Les décorations sont sublimes.

Nous avons la chance de découvrir cette ville en pleine Biennale d’Art. Ce fut très agréable de se balader dans les rues et de pénétrer dans des lieux pour la plupart témoins du passé colonial entre les portugais et les danois. Nous retenons de notre séjour à Kochi, le travail des pêcheurs avec les Chinese Fishing Nets (filets de pêches fixes), les expositions de la Biennale et la découverte du Kathakali (Katha pour histoire et Kali pour jeu), sorte de théâtre musical, où le maquillage demande des heures de préparation et la gestuelle, extrêmement codifiée, non moins qu’une quinzaine d’années de pratique! Des œuvres des précédentes éditions des biennales restent visibles dans les rues de cette presqu’île au charme fou.

La passion de Chris pour une activité où tu passes du temps assis à te la couler douce fait que je pars découvrir seule les paysages des Backwaters à bord d’un kettuvallam, embarcation traditionnelle sans moteur. Les Backwaters sont une série de lagunes et de lacs d’eau saumâtre parallèle à la mer d’Oman. Des canaux artificiels relient entre elles ces lagunes. Les paysages sont magnifiques et l’excursion bien organisée. C’est un bien agréable moment de détente loin du bruit et de l’atmosphère bouillonnante de Kochi et Ernakulam, la ville moderne.

Pour poursuivre notre découverte du Kerala, nous ne choisissons pas la plage mais la montagne. Donc direction Munnar, station à 1600 m d’altitude que l’on nomme la vallée des thés. Après la chaleur moite de Kochi, on respire l’air « pur » de cette station. On découvre des paysages magnifiques avec les plantations de thé. Nous allons visiter le musée du thé. Plutôt décevant car il y a plus d’explications sur l’histoire de la production du thé dans ces montagnes que sur la fabrication de ce breuvage, dont les indiens consommeraient en moyenne 750 g par personne et par an. La route qui nous mène le lendemain à Madurai, bien que pénible, est splendide. Nous resterons longtemps marqués par les paysages de plantations de thé et les forêts d’eucalyptus traversés. Une route qui vaut le coup, même avec une bonne suée sur les fauteuils en skaï du bus gouvernemental.

 

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One Reply to “À la découverte du Kerala”

  1. Magnifique

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