Jaisalmer

Pour rejoindre la dernière étape de notre découverte du Rājasthān, Jaisalmer,  la ville jaune, nous prendrons le train nº15014 en sleeper. Ce sont des places vraiment abordables et cette fois, nous avons eu le bonheur de voyager dans un wagon quasiment vide! Seuls pour six places, inespérés comme confort. On arrivera vers les 23h30, notre hôte viendra nous chercher. Superbe chambre, la plus belle du séjour et un très bel accueil par Sorab et son équipe. Le Golden Marigold est en plus très bien situé, à deux pas de la citadelle de Jaisalmer. Dès le lendemain, on se balade dans les ruelles de la citadelle, dorée par la lumière et le sable. On compare souvent Jaisalmer à la citadelle de Carcassonne, ses murailles datant des XV et XVI ont été édifiées sans mortier! Les pierres dont certaines atteignent 3 m de haut ne tiennent que par leur poids! Hors des murs, se trouve le lac Garisar, creusé au XIV pour approvisionner cette ville du désert du Thar en eau. Jaisalmer est une cité calme où nous profitons de nous reposer avant de poursuivre en direction du sud de l’Inde. Nous ne ferons pas d’excursion à dos de chameaux dans le désert ; notre expérience nous démotive de toutes sorties avec ces bébêtes!

Des échanges avec notre hôte, Sorab, nous apprend qu’il est enfant du désert. Il a 25 ans. Marié depuis l’âge de 15 ans à une femme qu’il n’a pas choisi ; ils ont deux enfants, un garçon et une fille. Il confie qu’il a appris à lire et écrire avec les adultes du village. A son époque, l’instituteur avait mieux à faire que de venir faire classe! Il avoue ne pas être à l’aise pour écrire mais qu’il se débrouille! Il parle le marwari et comprend l’hindie. Il maîtrise l’anglais grâce à ses rencontres avec les touristes. On ose lui poser des questions sur l’amour, sur le destin de sa fille et il répond sincèrement que le respect de la famille et des traditions sont plus forts que l’amour ; mais il espère, pour sa fille, une évolution des mentalités dans les campagnes. Son fils va à l’école et il apprend l’hindie. L’instituteur est désormais présent. Sa fille encore trop jeune ira également. Il travaille en ville et rentre peu souvent au village pourtant à moins de deux heures de Jaisalmer. Il a 25 ans, et sept personnes vivent sur son salaire. Nous sommes reconnaissants de cet échange sincère. Être bousculés c’est ce que l’on attendait de notre voyage et il nous le rend bien.

 

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