Itinérance en Tamil Nadu

Nous l’avons écrit, la route de Munnar à Madurai vaut vraiment le coup, mais quelle désolation à notre arrivée. Après près de 6 h de bus pour moins de 170 km, on ressent le besoin de se dégourdir les gambettes. On déambule dans la ville et on découvre les mêmes images d’amas d’immondices au pied d’immeubles qui auraient bien besoin d’être rénovés. Arrivés à l’hôtel choisis pour sa situation, à côté du temple Sri Meenakshi, à l’architecture dravidienne qui fait la réputation de l’État du Tamil Nadu, nous allons nous restaurer dans un restaurant local. Globalement nous trouvons que la gastronomie en Inde du Sud est meilleure ou peut-être plus adaptée à nos palais que celle en Inde du Nord.

A la fraîche, nous allons visiter le temple Sri Meenakshi qui fait la renommée de Madurai et la raison de notre étape 🙂 Chef d’œuvre de l’art dravidien, ce temple qui pourrait accueillir près de 10000 personnes est impressionnant. Des centaines de statues de divinités et de sculptures peintes de toutes les couleurs font que nos yeux ne savent plus ou regarder. Mais la période des fêtes est loin d’être la meilleure des périodes pour visiter ce temple dédié à Shiva. Les fidèles sont nombreux et la sécurité renforcée. Nous n’arrivons pas à visiter sereinement ce temple. Les photos sont interdites et ce même avec un portable. Enfin de nombreuses parties du temple sont inaccessibles aux non hindous. Forcément déçus, nous rejoignons dès le lendemain par bus de nuit Puducherry (Pondichéry).

Il y a des villes dont le simple fait de citer leurs noms éveillent notre imagination ; Pondichéry aujourd’hui Puducherry en fait partie. Notre imagination enjolivée, nous serons forcément un peu déçu. On le sait, l’imaginaire est toujours plus beau que le réel. On se plaira à se perdre dans les rues, à admirer la dextérité d’un préparateur de thé, à flâner au Sunday Market, à se faire découper une noix de coco ou encore à déguster des viennoiseries.  Ancienne sous préfecture française des tropiques, Puducherry a gardé quelques témoignages de la colonie qui a duré de 1654 à 1954 ! On trouve donc quelques restaurants proposant de la cuisine française mais le lieu gourmand à ne pas manquer est bien le chocolatier – pâtissier indien Zuka. Pour s’éloigner des bruits incessants de la ville et de la dense circulation, nous rejoindrons le jardin botanique où nous sommes restés près de deux heures à nous relaxer, loin de la foule.

Mais ce qui marquera notre séjour à Puducherry, ce n’est pas la balade longeant la mer du Golfe du Bengale ni le fait d’avoir pu manger une tresse et un escargot raisin, non, ce qui marquera notre séjour, c’est l’accueil extraordinaire que nous avons reçu de Vijayakumari et Jayabalan, les parents d’un ami de Chris. De nos échanges, nous en apprendrons un peu plus notamment sur la pratique des langues en Inde. Le tamoul, une des langues les plus anciennes du monde, est considéré comme la langue commune de l’Inde du sud tandis que l’Hindie est celle du Nord. L’anglais reste de fait la langue qui permet à un indien du Tamil Nadu d’échanger avec un indien du Rajasthan par exemple. Ce qui explique, la diversité des journaux que l’on constatera lors de notre pause café à la station de bus à notre débarquement. 05 h du matin, le jour se levait à peine et les trieurs de journaux organisaient leurs tournées tandis que nous prenions nouvelles avec le portable!

Nous quittons Puducherry pour rejoindre en deux heures de bus Mahabalipuram pour un 31 décembre en bord du Golfe du Bengale. Nous visitons uniquement le site de Arjuna’s Penance, un relief géant représentant la descente du Gange et sculpté sur deux rochers monolithiques. En guise de réveillon, le monde, le bruit et la bière fade en rayon, la Kingfisher, nous séduisent à nous réfugier assez vite dans notre chambre d’hôtel 🙂

Le jour de l’an, nous quittons assez vite Mahabalipuram pour rejoindre notre dernière étape de l’État du Tamil Nadu et de l’Inde du Sud, Chennai anciennement Madras. Et ce fut assez étrange de constater l’activité plutôt intense qui régnait partout ; un sentiment que jamais l’Inde ne se met en arrêt! Plutôt curieux pour nous qui assimile jour de l’an à faire les légumes sur un canapé!

Mais de Chennai, nous découvrons assez vite que la seule chose intéressante à faire, est de s’envoler à la découverte d’une autre destination!

Après un peu plus de deux mois à sillonner l’Inde, non seulement la réglementation de l’immigration nous contraint à sortir du pays au bout de 90 jours, mais aussi, nous éprouvons le besoin de faire une pause avec ce pays intense. C’est pourquoi demain, 03 janvier, nous prennons l’avion pour le Sri Lanka à la découverte d’une île aux qualificatifs si nombreux…

 

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