Moscou, un vœu réalisé

Nous quittons Saint-Pétersbourg enchantés et on prend la direction de Moscou. Arrêt au palais de Pavlovsk, situé à 26 km plus au sud, et au cœur d’un parc de 600 hectares de bois et de lacs. Nous ne visitons pas le palais ; trop de travaux.

Sur la route, nous observons de nombreuses Isba, ces maisons traditionnelles en bois, des vendeurs de fruits et légumes ou encore des Lada et vieilles charrettes. Une autre Russie s’offre à nous.

Et c’est bien cela qui choque, ces contrastes entre modernité et ces temps oubliés.

Près de 750 km nous sépare de Moscou. Impossible de faire la route d’un trait, on doit se poser pour la nuit. Comme nous avons choisi d’emprunter l’autoroute, ce sera sur une jolie aire avec un M Café au doux slogan: Eat, Drive, Love 🙂 Le programme du voyage en terre russe !

L’autoroute est neuve, sublime mais son péage est loin d’être accessible à tous (env. 22€ pour 150 km).

Avant de pénétrer dans les entrailles de cette capitale de 12 millions, la plus peuplée d’Europe, on décide de faire comme à Dublin. On va stationner le temps du séjour dans un des Park & Drive indiqué sur le plan du métro (téléchargeable sur internet). On choisit la station Slavyansky Bulvar,  ligne Arbatsko-Pokrovskaïa (ligne 3 bleue). Cette station est directe avec l’arrêt Plochtchad Revolioutsii, et donc la célèbre Place Rouge ! Le plan a presque failli se dérouler parfaitement. Le Park and Drive qui existe, est alors fermé pour travaux. Nous décidons de rester dans le quartier où on trouve une place de stationnement au milieu de superbes immeubles, œuvres de l’unique grand architecte soviétique 🙂 Comme ces derniers sont en rénovation, nos voisins sont donc plutôt silencieux.

Afin de se faire connaître auprès des habitants des lieux, nous avons fait nos courses dans les boutiques du quartier. On a même pu faire recharger des batteries dans un des magasins 🙂

L’accueil reste froid, pour ne pas dire glacial mais si vous gardez le sourire et baragouinez deux trois mots en russe, vous aurez un (discret) sourire en retour!

Le soir, à peine Orbis en sécurité, nous partons fouler les pavés de la Place Rouge, au centre de Moscou. Nous sommes un samedi soir et même si je suis loin d’être coquette, je dois avouer que je me suis sentie un tantinet pouilleuse parmi ces femmes russes très élégantes.

La Place Rouge est magnifiquement illuminée, notamment avec le grand magasin Goum et ses boutiques huppées, ainsi que la Cathédrale Saint-Basile-le-Bienheureux du XVIème s. et ses clochers à bulbe. Bordée par le Kremlin, on sent bien que cette place a de grandes histoires à nous relater.

On passe la soirée à l’arpenter, à observer l’activité qui y règne. On se sent bien. Au retour dans notre quartier, on passe faire un coucou à la boutique avant de rejoindre discrètement notre lit.

Au réveil, on décide de visiter le métro de Moscou, dont la réputation n’est plus à faire. En plus nous sommes dimanche, un jour idéal pour ne pas saouler nos amis moscovites. On prend en liste les noms des stations intéressantes et c’est parti pour une découverte insolite de ce métro construit par les jeunesses communistes! Oui nous sommes en Russie et on visite aussi le tombeau de Lénine sur la Place Rouge ; un peu trash du reste.

Le lundi, on file au consulat de Mongolie pour déposer nos demandes de visas. On rencontre deux baroudeurs, les RTT, Morgan et Antoine qui voyagent en sac à dos. Nous allons faire un bout de chemin ensembles entre la Russie et la Mongolie 🙂

Nous profitons de revoir une amie que je n’avais pas vu depuis 22 ans! Natasha nous offre une journée de découverte de sa ville en compagnie de son fils Maksim ; au programme bateau sur la Moskova, balade du parc Kultury jusqu’à la place Pouchkine. Superbes retrouvailles, encore merci de cette mémorable journée 🙂

Nous allons rendre visite au Kremlin avant de récupérer nos visas pour la Mongolie. Enfin, après avoir bien déambulés nos guêtres, nous terminons nos visites en compagnie des peintres russes à la galerie Tetriakov. On retiendra Perov, Savrasov, Maksimov, Savitsky, Shishkin…

Après six jours à arpenter la capitale, on prend la route en direction de la frontière mongole, à quelques milliers de kilomètres de là.

Nous avons trouvé l’atmosphère plus froide à Moscou qu’à Saint-Pétersbourg. C’est une capitale moderne, propre, qui joue la carte du fonctionnel et de l’efficacité. Pour le dire plus simplement, on sent que ça file droit!

 

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