Iran, de Qazvin à la frontière avec l’Arménie

Nous quittons Téhéran pour une conquête de l’ouest ! Premier stop au magnifique caravansérail de Qazvin puis on décide vite de regagner les montagnes de la vallée d’Alamut pour trouver le frais!

La route est chaotique et on croisera à nouveau des accidents de la circulation dont un plutôt grave! On visite un des châteaux de la secte ismaélienne des Assassins à Alamut où honnêtement la vue vaut le détour mais pas les ruines du site historique!

Douce nuit sans suer comme des bœufs, on reprend la route. On hésite à l’intersection entre risquer la route en traversant un col à 3000 m, qui pour certains locaux est bonne et pour d’autres non, ou faire demi tour en rejoignant à nouveau Qazvin!

Comme nous n’aimons pas les demi tours, on se risque ! La route que l’on prend pour rejoindre Tonekabon sur les rives de la mer Caspienne depuis la vallée d’Alamut traverse donc le col de Salambar à 3200 m et c’est bien tout ce que l’on sait. On découvre qu’il s’agit d’une Trollstigen à la norvégienne sans l’asphalte et les barrières de sécurité! Quelques kilomètres à peine à douter encore de notre choix mais sereins, on croise deux routards qui lèvent le pouce! Ils portent un panneau indiquant qu’ils souhaitent, eux aussi, regagner les bords de la mer Caspienne. Jule et Mark, hollandais, vont donc faire le périple d’une centaine de kilomètres avec nous. On pense en avoir pour trois petites heures. Au cas où, nous vérifions si nous avons suffisamment de nourriture et eau pour quatre et vaille que vaille nous nous lançons à l’aventure.

9 heures plus tard et des rencontres improbables sur la route, nous arrivons sur l’une des plages de la mer Caspienne. Un iranien a quand même réussi l’exploit de proposer du cognac aux français et de l’herbe aux hollandais 🙂 Arrivés en bord de mer, le spectacle est si désolant de part les déchets laissés sur la plage que nous n’avons qu’une seule envie avec Chris, celle de repartir aussitôt. Mais nous sommes fatigués, alors on part déposer Jule & Mark à leur éconolodge à Rudsar où la propriétaire accepte que l’on stationne devant pour la nuit. Du coup, on finalise cette belle rencontre par un succulent repas où deux autres hollandais au projet fou de faire le tour de la mer Caspienne en six semaines nous rejoignent (à l’heure de la publication de l’article, ils sont bien partis :o)!).

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On quitte le lendemain la mer Caspienne pour la ville de Rasht. L’ambiance de cette cité nous enchante et surtout son bazar où les vendeurs de fruits et légumes chantent a cappella les vertus de leurs produits !

De là, on décide de visiter un village de montagne dont tous les habitants nous vantent la beauté, le village de Masuleh. On retient surtout une belle randonnée jusqu’à une jolie cascade.

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En faisant route vers Tabriz, dernière grande ville avant la frontière, on visite le mausolée du philosophe safavide Sheikh Safi Odin à Ardabil. Certainement le plus beau des mausolées que nous aurons visités en Iran. Pour arriver au camping offert par la ville de Tabriz (et oui!), on traverse les magnifiques Colorful Mountain. À peine arrivés, on file visiter cette ville, autrefois grand carrefour commercial de la Route de la Soie. En demandant le chemin du métro dans la rue, nous tombons sur une jeune femme, Shabnam qui va interrompre son programme pour nous guider dans Tabriz! Nous prenons de bons fous rires dans le sublime grand bazar, un des plus anciens du moyen orient avec une superficie de 75 hectares, en surprenant les marchands à un petit roupillon. On finalise les achats de petits souvenirs avant de rejoindre avec un taxi Snapp le parc Shagoli où les iraniens se réunissent pour de beaux pique-niques.

Après une belle nuit au lac Urmia, lac qui a failli subir le même sort que la mer d’Aral, on quitte en douceur l’Iran par une visite au monastère arménien St Taddeus Qareh Kelisa. Sa situation géographique aux confins des montagnes invitant à la pause, on prépare ainsi tranquillement le départ pour l’Arménie.

La fin du voyage en Iran est donc douce. Nous faisons nos au revoir avec ce pays qui nous a enchanté de part l’accueil exceptionnel que nous a montré son peuple. Des souvenirs précieux qui nous redonnent déjà l’envie de prolonger la découverte et ainsi revoir ceux qui sont désormais nos amis iraniens.

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