Iran, nos « Tamirs » sur Orbis

Nous avons eu à faire quelques réparations en Iran et nous en sommes très heureux!

1 – Histoire pneumatique

Arrivés en Iran avec des pneus usés, ce n’est pas la meilleure des idées que nous ayons eu!

À une première difficulté pour monter une côte, la gomme du pneu avant droit s’arrache.

On décide donc de se rencarder pour les changer. Pour cela, nous aurons l’aide indéfectible de l’ami rencontré à Macchad, Safarali.

Il faut trouver dans l’idéal 4 pneus neufs et pour la taille spécifique à notre véhicule (225/75 R16, indice de charge 116 – spécifique petit camion).

Nous trouverons ces pneus sur l’île de Queshm, île où les prix sont moins élevés suite à des détaxes.

Prix pour 4 pneus neufs : 380$ ; marque Thunderer fabriqués en Thaïlande.

Nous ne connaissons pas encore le système Mahcard expliqué ici. Safarali va nous avancer 240$! Arrivés 48 h plus tard à Parsian chez lui, nous mettrons 2h30 à pouvoir le rembourser!

En effet, après un échange avec notre connaissance Hamideh à Téhéran, nous expliquant le fonctionnement de la carte Mahcard, https://www.mahcard.com/ , nous décidons de le rembourser en liquide et selon notre durée de séjour nous aurons recours au système Mahcard.

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Chris est content de ces nouveaux pneus et il ressent immédiatement la souplesse de la gomme sur l’asphalte. Ces pneus sont silencieux mais la gomme est moins résistante que nos précédents pneus (marque continentale spécial CP à 150€ le pneu!).

On quitte l’île de Queshm ragaillardis. Le lendemain, arrivés à la première station service sur le continent, à une centaine de kilomètre du garage, nous croisons un beau camion :)!

Et voilà qu’à peine la photo prise, on nous alerte sur notre pneu avant droit qui est crevé! Nous avons roulé plus de 50000 km avec les anciens pneus et jamais une crevaison. Mais Youp la boum le baptême des pneus a commencé!

Alors on stoppe à la station service. Quatre personnes vont venir nous soutenir. Le jeune comptable de la station maîtrise l’anglais. Et c’est parti pour une démonstration de la disponibilité et de la générosité des iraniens!

Chris ainsi que les généreux aidants n’arrivent pas à retirer de son socle notre roue de secours! Le treuil est certainement rouillé avec le temps, ce qui selon les forum consultés est un problème connu pour les Fiat Ducato! Nous sommes chanceux que nous n’ayons pas eu de crevaisons dans les plaines de la Mongolie…

Ainsi on démonte la roue crevée et un iranien conduit Chris au premier village situé à 15 km de la station service pour faire réparer le pneu. Non seulement il le conduit mais il paie! Nous connaissons le principe du taarof. On insiste pour payer la réparation. Rien à faire.

Le plus déroutant, c’est qu’ils n’ont même pas accepté les boissons offertes!

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On reprend la route.

Quelques jours plus tard, sur l’autoroute entre Isfahan et Téhéran, nous subissons une deuxième crevaison avec le même pneu ; la mèche n’a pas tenu, certainement lié aux fortes chaleurs du Golfe Persique, plus de 50 degrés. Encore une fois, nous allons rester béats devant l’aide apportée.

La roue de secours est toujours impossible à retirer de son socle! Chris va démonter la roue et une personne qui s’est arrêtée va emmener Chris vers la ville la plus proche, c’est à dire à 50 km du lieu de la crevaison. Il va contacter le service d’urgence des autoroutes et Chris va embarquer avec le réparateur. Retour sur les lieux dans les deux heures. Prix pour la réparation : 60000 toman soit moins de 4€! Le soir, nous terminerons la journée dans un bon restaurant à Natanz au cœur d’un joli parc où de nombreux iraniens viennent pique-niquer.

Depuis, tout roule ! On reste vigilants sur le gonflage et le resserrage des pneus. Pas d’inquiétudes !

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2 – Allumage du témoin moteur

Le témoin moteur s’allume avec le message sur le tableau de bord : « faire contrôler le moteur ». Nous avions déjà rencontré ce problème au bord du lac Kolsay au Kazakhstan. Christian effrayé, nous avions réussi à faire résoudre la problématique dans un garage spécialisé diesel à Bichkek au Kirghizstan.

Connaissant le problème, nous allons dans un garage à Yazd faire nettoyer le capteur avec une bombe anti-humidité de la marque Bardhal. Le problème de ce capteur est la condensation. De nombreux forum en font part mais Fiat ne semble pas reconnaître cette panne.

Le garage nous offrira la réparation!

Le voyant du témoin moteur ne s’éteint pas immédiatement. Il faut rouler quelques kilomètres avant qu’il disparaisse et que Christian retrouve des couleurs!

3 – Allumage du témoin huile moteur

Nous avons fait la vidange et le changement de nos filtres à huile et à air au Kazakhstan. Nous l’avons fait 5000 km avant la date préconisée par Fiat. Le garage n’avait pas la valise pour mettre les compteurs à zéro. Le témoin s’est donc allumé à 45000 km et clignote avec le message « faire vidange huile moteur ».

Sur les conseils du précédent garage à Yazd, on nous a conduit dans un autre garage qui nous conduira dans un autre! Ce dernier équipé de la valise, mettra les compteurs à zéro pour la somme modique d’un selfie avec nous!

 

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