Géorgie, coup de foudre pour Tbilissi

Dès notre arrivée en Géorgie, nous rejoignons la capitale et l’adresse d’un hostel conseillé : Yard hostel. Le stationnement étant payant en centre ville, cet hostel bien situé sur la rive gauche du fleuve Kura, qui traverse la ville, propose tous les services pour 5 lari la nuit par personne (1,50€), un étonnant confort au prix ultra doux pour une capitale!

Dès le lendemain de notre arrivée, nous prenons le bus 31 en direction de l’ambassade de France pour faire viser notre carnet de passage en douane (cf. Iran). Nous découvrons que si vous avez besoin de rien, vous pouvez vous diriger vers votre ambassade! L’accueil est inexistant et nous avons honte pour ceux qui patientent jusqu’à deux heures dehors (malgré un rendez-vous), devant une grille, pour obtenir un visa. Mis à part le consulat Turkmène à Bichkek, nous avons toujours été reçus à l’intérieur des consulats, dans une salle réservée à l’attente, avec un accès à minima à des toilettes!

Face à ce désolant constat (toujours intéressant de voir comment notre propre pays accueille celui qui souhaite faire sa connaissance!…), nous repartons donc bredouilles.

On saute à nouveau dans le bus 31 qui nous attendait ;o)! L’appel toulousain sans nul doute!

Notre premier arrêt pour débuter notre découverte de Tbilissi est sur les bords de la rivière Kura, près des bains de sulfures, le quartier Abanotubani. À peine quelques pas dans ce quartier et je tombe immédiatement amoureuse de cette ville.

Nous sommes présentement là, où tout a commencé pour Tbilissi. Elle doit son origine au roi Vakhtang 1er Gorgassali. Une légende, contée par notre guide Anano, avec qui nous allons appréhender une partie de la vieille ville, raconte qu’en chassant le faucon dans ce quartier, autrefois une contrée boisée, le roi attrapa un faisan. En voulant récupérer son trophée, celui-ci était cuit! Le faisan était tombé dans une source chaude. Ces sources chaudes mises à nues, le roi choisit de fonder sa ville à cet endroit. Tbilissi était né! Le nom Tbili signifie chaud en Géorgien. Nous sommes au Vème. s., et Tbilissi, qui est dotée d’une bonne situation stratégique, va devenir le centre culturel, politique et économique de la région du Caucase. Occupée plus de 20 fois par des ennemis extérieurs, elle est depuis 1991, date de l’indépendance du pays face à l’effondrement de l’URSS, la capitale de la République de Géorgie.

Nous allons découvrir l’architecture des maisons en bois surmontées de somptueux balcons, les quartiers aujourd’hui restaurés et ceux dont les programmes de rénovation sont en cours. On va vadrouiller durant trois jours dans ses rues et ruelles, et fondre complètement en amour pour cette capitale qui réunit tout : beauté architecturale, diversité culturelle, parcs et jardins sublimes, lieux de vie chaleureux pour s’offrir de merveilleux mets et vins géorgiens.

Et bien que nous soyons en Asie, Tbilissi a le regard tourné vers l’occident. Elle affiche de nombreux drapeaux européens. Ce pays a fait de la corruption son cheval de bataille pour prétendre à entrer dans l’Union Européenne. De ses efforts, le visa Schengen n’est plus requis pour ses citoyens, ce qui nous vaut aussi de pouvoir rester un an sans visa! Et la rénovation des bâtiments publics est souvent réalisée avec de grandes verrières démontrant la volonté du gouvernement à une complète transparence envers son peuple. Nous entreverrons également les tensions politiques, concernant les territoires occupés par les Russes que sont l’Abkhazie, l’Adjarie et l’Ossétie du Sud, par une manifestation contrôlée aux abords du siège du gouvernement.

Pour mieux appréhender votre visite de ce bijou qu’est Tbilissi, je vous recommande vivement d’effectuer à votre arrivée la visite gratuite, en anglais, dispensée par l’association « Tbilissi Free Walking Tour« . Laissez vous aller ; flâner suivant vos envies dans les rues de la vieille ville Kala et surtout perdez vous ; chiner sans regarder la montre pour remarquer les objets insolites de l’ère soviétique au marché aux puces sous le pont sec ; admirer les œuvres d’artistes géorgiens au National Gallery. En fin de journée, après une bonne suée estivale, allez vivre une expérience unique avec les locaux, pour retrouver votre peau de bébé, en testant un bain sulfuré au numéro 5, le plus ancien des bains publics de la cité. Enfin n’hésitez pas à vous régaler dans une des mille et une tavernes joliment décorées pour profiter d’une dernière promenade nocturne où les lumières de la ville magnifient cette capitale caucasienne. Sans nul doute, Tbilissi invite à revenir. Personnellement je viens de rejoindre le club de ses fervents admirateurs Alexandre Dumas, Pouchkine, Tarkovski…

 

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