Turquie, de Pamukkale à Bursa

Retour en les terres, au sud ouest dans la vallée du fleuve Méandre, pour découvrir Pamukkale qui serait le site le plus visité de Turquie. Ce château de coton, traduction turque de Pamukkale, est une tufière élaborée par des eaux chaudes (jusqu’à 45°C) qui s’écoulent de la montagne. L’écoulement de ces eaux saturées en sels minéraux et gaz carbonique produit une réaction chimique déposant du carbonate de calcium. Ce phénomène dépose ainsi des couches blanches sous forme pâteuse donnant l’apparence in fine d’une chute d’eau gelée. Nous avions les images de ces vasques où les reflets du soleil sur la blancheur subliment la couleur turquoise de l’eau et puis finalement ce qui nous aura conquis ce n’est pas seulement ces piscines naturelles où de nombreuses touristes jouent les déesses en bikini pour la photo du jour mais aussi et surtout la cité antique de Hiérapolis. Nous avons eu deux bonnes idées! La première, choisir l’accès au site par l’entrée nord moins affluente et la deuxième visiter en fin de journée où la lumière est tout simplement parfaite.

Nous entrons donc par la cité et traversons la nécropole jusqu’à son théâtre. Cette cité fondée au II° siècle av. J-C. s’est développée grâce à l’exploitation de ses sources thermales reconnues pour leur vertu anti vieillissement. Il paraîtrait que Cléopâtre venue s’y baigner une fois aurait alors fait venir par convoi cette eau miracle jusqu’à Rome! C’est dire 🙂

Nous avons mis 4 heures pour l’ensemble du site. Entrée 60 lira par personne (9,50€). 12979 pas – 9 km – bon rythme :). Vous pouvez prendre votre maillot pour un bain de jouvence dans les bassins miracles mais aujourd’hui artificiels. Suite à l’afflux de touristes, l’accès aux vrais vasques est interdit, donc oui vous ne serez pas seul au monde à vouloir gagner en années!

Voici en image un moment assez magique!

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Le lendemain de cette belle découverte, nous partons conquérir la cité Aphrodisias, la cité antique vouée au culte de la déesse grecque de l’amour…Aphrodite! On y va aussi et surtout pour voir le stade datant du Ier siècle apr. J.-C car c’est un des mieux conservés de cette période. Il pouvait accueillir jusqu’à 30 000 spectateurs! Et c’est une vrai belle surprise où je garderais longtemps le souvenir de l’amitié d’un chat qui s’est jeté à mon cou. Nous avons eu un bon moment d’amusement et peut-être nos premiers signes de « trop de pierre, Pierre! » car nous nous sommes bien amusés, seuls dans les arènes du stadium, quand Chris s’est essayé à reproduire une scène de son péplum préféré : Gladiator.

Et voilà on vous l’accorde, il s’agit bien d’un acteur qui s’ignore!…

Comme c’est sur la route qui conduit à Éphèse, on vous recommande vivement d’accorder du temps à cette cité. Entrée du site 24 lira pp (3,80€) – 8620 pas – 6 km

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En route pour Éphèse, ancienne cité antique grecque portuaire jusqu’à l’époque byzantine. Elle a vu naître son déclin par les changements climatiques et l’ensablement progressif du port faisant qu’aujourd’hui la mer est située à plus de 7 km. L’Artémision, le grand sanctuaire dédié à la déesse Artémis* comptait parmi les Sept Merveilles du monde. On retient de ce site la magnifique restauration de la façade de la bibliothèque et malheureusement le tourisme de masse qui rend la visite peu agréable. Le lendemain, le prix du billet choisi comprenant le musée et la basilique St John à Selçuk, nous rejoignons le musée dès l’ouverture et seuls nous complétons nos connaissances de ce site majeur. Une maquette de l’Artémision et les déesses Artémis sont bien mises en valeur. Un bon souvenir.

*Artémis est dans la mythologie grecque, la déesse de la nature sauvage, de la chasse, des accouchements et une des déesses associées à la Lune par opposition à son frère Apollon, qui est lui, associé au Soleil.

Entrée du site 132 lira pp (21€) 8269 pas – 5,5 km

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En quittant Selçuk, on décide de rejoindre fissa Istanbul. Les semaines défilent et la météo commence à nous jouer son automne…On longe la mer Egée et après 410 km on bivouaque face au détroit des Dardanelles avec un arrêt à Çanakkale pour voir le « Cheval de Troie » laissé par la production hollywoodienne du film avec notre ami Brad.

Le lendemain on s’occupe de changer nos plaquettes de frein avant et on coupe la route au plus petit parc national de Turquie, d’une superficie de 64 ha et situé sur le trajet des oiseaux migrateurs, le Kuşcenneti Parc. Observation à la jumelle et une douce nuit aux abords du joli lac.

On finalise par un dernier spot avant l’objectif à Bursa où je profiterais de la renommée de ses hammam! La ville est assez conservatrice, agréable à séjourner, sans plus.

Cette 74ème semaine sur les routes prend fin à la représentation d’Adria en Turquie à proximité d’Istanbul. Malheureusement la succursale est trop petite pour répondre à nos besoins. C’est ainsi que nous arrivons en Europe par la traversée du tunnel sous la mer Marmara. On ne peut cacher l’émotion ressentie après plus d’un an loin de ses terres…Un sentiment de vraiment quitter l’exotisme inhérent à tout long voyage.

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2 Replies to “Turquie, de Pamukkale à Bursa”

  1. paysages somptueux que du bonheur pour les yeux bises

    1. oh merci 🙂 Si tu as le temps avant de partir, regarde les photos du dernier article et notamment les magnifiques mosaïques du Chorus Museum. Impossible de rester insensible devant autant de talent et de beauté. Bon voyage et mes amitiés à tous. Au plaisir de se revoir bientôt! Gros bisouxxxx

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